Chutes

Publié le par Vincent

     De mes semblables seules les ombres se présentent.

Telles des chiens sales, languis de suivre leurs maitre.

Un peu en avance, l’un d’entre eux me dévisage avant de disparaître,

Suivant les odeurs pourries du futur qui la hante.

 

     De peur de n’être perdues dans la course, dès que l’homme marche

Les voilà qu’elles remuent leur carcasse, déjà à bout de souffle.

Funambules du temps qui passe, dès qu’elles posent un pied sur le fil c’est leurs os, cent mètres plus bas qu’elles croient entendre se briser.

 

     Et moi au fond de la fosse, je les attends.

Au bout de leurs chutes je sais qu’elles tutoieront le présent.

Cette rencontre n’aura été qu’un instant.

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Publié dans Textes et poèmes

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